Cheb Bilal n’a pas forcément les honneurs des médias, il n’a pas fait explosé les bacs pourtant cet homme est déjà à 35 ans un vétéran et une légende du raï. En 55 cassettes ( !! ) et dix ans de carrière il est devenu une figure incontournable de la communauté algérienne comme on a pu le constater lors des concerts récents au Zénith ou à Bercy en soutien au victimes du drame de Bab El Oued où il est littéralement adulé. D’une enfance à Oran, il tirera un immense respect au genre maghrabi celui Nass El Ghiwane… Parallèlement à cet attachement à la tradition il a su développer des chansons d’où transpire la souffrance de ses compatriotes entre déception liée à l’exil ( le titre de sa première cassette peut se traduire par « Maudit soit le bateau qui m’a amené ) et espoir.
Même si Bilal a toujours su éviter le gloubiboulga marketing du raï qui a consisté pendant les cinq dernières années à mélanger un maximum d’influences et de contributions extérieures pour pouvoir élargir l’audience au delà de la communauté, il a su s’ouvrir tout en gardant son authenticité pour ce nouvel album Sidi Sidi, enregistré sous la direction du célèbre Paul Borg, mentor des Urban Species.
Cet album est celui de la maturité et permet d’embrasser toute la richesse du raï. Bien sûr il y a tout le côté festif à travers des titres comme Haka Ygoulou ou Oe Oe, mais Cheb Bilal sait faire dans la ballade triste digne du grand Aznavour dans
Même si Bilal a toujours su éviter le gloubiboulga marketing du raï qui a consisté pendant les cinq dernières années à mélanger un maximum d’influences et de contributions extérieures pour pouvoir élargir l’audience au delà de la communauté, il a su s’ouvrir tout en gardant son authenticité pour ce nouvel album Sidi Sidi, enregistré sous la direction du célèbre Paul Borg, mentor des Urban Species.
Cet album est celui de la maturité et permet d’embrasser toute la richesse du raï. Bien sûr il y a tout le côté festif à travers des titres comme Haka Ygoulou ou Oe Oe, mais Cheb Bilal sait faire dans la ballade triste digne du grand Aznavour dans



